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♬ Le Mal-Aimé ♬

Panne d'inspiration.


Comment remédier au syndrome de la feuille blanche ? –> « Question of the day ».

J'ai lu récemment, je ne sais plus trop où d'ailleurs (No sources) que un très grand nombre de critiques littéraires et mêmes certains écrivains qui subissaient un véritable manque d'"encre spirituel", utilisait une certaine technique que je vais m'évertuer à employer ici. Non pas par manque de mots, de concepts ou d'idées.
Non, bien au contraire, j'oserai même dire que je suis actuellement en pleine overdose inspiratrice après une panne sèche de plusieurs semaines.
Je reviens plus en forme que jamais. « Et si tout me réussissait ? ».
Et donc c'est dans une démarche de pure contrainte, de dépassement de mon ego ("sur-dimensionnel") que je vais tenter cette prouesse artistique...euh... cet exercice de style. « See, read and com'. »


Etape n°1 : Bon pour commencer cette figure stylistique, je me dois d'effectuer quelques préparatifs d'organisations nécessaires au bon déroulement de cette dernière.
C'est donc dans cette optique que je me fonds soudainement et à toute vitesse vers ma minuscule bibliothèque (le petit bout de bois noir au fond de ma chambre, oui, oui le meuble, celui avec les figurines SDA au-dessus) qui ne demande qu'à s'agrandir. Je close mes eyes et je choisi un bouquin à la-va-vite et avec le soutien du pur jeu du hasard.

Etape n°2 : Après m'être longuement tâté dans l'obscurité, après l'avoir touché à maintes reprises et en voir vu des beaux et des pas mûres : petit, gros, minuscule, grand, mince, léger, lourd, propre, sale, jeune, vieux...
Je saisi enfin l'ouvrage de « mon choix », un petit format... Type librio à 2 euros...de couleur violette.

Etape n°3 : Identification de l'ouvrage... Ah oui j'ai oublié de vous préciser, tout ce processus que je vous décortique ici en principe l'auteur ne vous le fait pas subir
C'est un mécanisme secret de l'écriture d'un livre ou d'un article journalistique que je vous révèle là cher Lecteurs.
L'écrivain célèbre et reconnu plagie sans vergogne.
Evidemment, qui pourrait penser que tel ou tel grand homme de lettres aurait pu être un voleur de vers.
Et mieux encore qui pourrait deviner l'appartenance d'une simple et sombre phrase à tel ou tel autre auteur.
Les mots et les expressions se confondent et voyagent dans la masse. «Ce n'est pas du vol c'est de la ré appropriation » diront certains...
Si cela peut soulager votre conscience... Leur répondrai-je.
Tout cela pour vous dire que ce processus est ô combien ingénieux... A raison de ne pas en abuser à tort et à travers.
La plupart des arnaques sont révélées au grand public suite à un usage massif et abusif de ces dernières.
Enfin revenons en au fait... L'ouvrage que j'ai arraché à son milieu naturel se nomme : « La Dimension fantastique – 3 » Sous-titré : « Dix nouvelles de Flaubert à Jodorowky ».
Mes yeux sont maintenant écarquillés (oui, on peut se surprendre soi-même pour de si petites choses parfois.) Ce livre je me rappelle exactement où et quand je l'ai acheté et où et quand je l'ai lu... Mais cela c'est, une autre histoire.

NB : La couverture est joliment sympathique, baigné d'un voile de fantastique : une lune jaunâtre personnifié, au visage inquiétant (qui m'inquiète moi en tout cas). Un Sphynx-penseur dans lequel est creusé un mystérieux portail ouvrant le passage sur l'horizon d'une mystérieuse et noirâtre épave (j'aime particulièrement l'image) et une Dame Blanche vierge immaculée. Le tout couvert d'un ciel bleuté et de nuage blanchâtre. De quoi mettre dans l'ambiance quoi.

Etape n°4 :

Bon après toutes ces si fameuses péripéties, passons à l'essentiel : la sélection d'une page et d'une phrase toujours avec l'aide de la grande roue du destin.
Donc...ici comme aurez pu le deviner, tout n'est qu'une question de doigté (qui laisse encore à désirer, hein Baby !?).
Je tourne, je tourne les pages à toutes vitesses... Et là... L'incroyable, l'impensable, l'inimaginable, l'incommensurable se produit... STOP.
Je m'arrête sur une page, une seule, bien nette.
Pages blanches, caractères type Arial... Basique mais page numérotée en bas à droite du number... 68.
Ouais le hasard rend encore un bien étrange hommage, qui moi-même m'exaspère... hommage à cette année-là. Grr. (/ Début de la parenthèse/ Ndrl, A mort 1968 et son foutu soi-disant héritage / Fin de la parenthèse/).
Glissage de doigt en vrille sur la page (la dernière fois que j'ai fait slider mon doigt sur quelque chose c'était bien plus humide que cela. Lubrique quand tu nous tiens).
Là voici, Là voilà ma prose à moi.
Extrait de « Les deux masques de cire » de Claude Farrère.

Passons aux choses pas sérieuses. Fin de description du protocole administratif (ONOMATOPEES A LIRE A HAUTE VOIX/ Pfff ! Tsss !/ONOMATOPEES A LIRE A HAUTE VOIX) et disciplinaire (ONOMATOPEES A LIRE A HAUTE VOIX/ Aie ! Ouille ! / ONOMATOPEES A LIRE A HAUTE VOIX) de mise en place de l'article, activation de la phase de rédaction :

C'était là de quoi fournir ample matière à toutes les méprises, voire à quelques pittoresques intrigues. Je me trainais là enfilant mes différents masques au rythme de mes envies et de mes besoins. Ces mêmes masques à l'effet « hypotyposant », plus vrai que nature.
Il y avait là, chez moi, toute la panoplie d'un skyzophrène psychédélique accompli.
Divers déguisement que j'avais façonnés à coup de neurones aiguisés par des attaques extérieures pleines de haine envers la race humaine.
A l'époque, j'avais dans mon placard cartésien : le costume de l'innocente victime, du séducteur maladroit, de l'écrivain marginal, du parfait manipulateur, de l'in-sentimental fini, de l'amoureux transi, de l'intellectuel pédant, du fils à papa cassant, du junkie incompris, de l'alcoolique mélancolique, du garçon romantique, de l'égoïste narcissique, du mégalomane prétentieux et tellement d'autres encore.
Un visage pour milles et uns masque.
Un soleil aux milliers de rayons plus étincelants les uns que les autres mais une seule et unique ombre imperceptible.
Avec le temps, tous ces masques finirent par ne faire plus qu'un, ils se fondèrent dans une masse ignoble et indomptable, un masque de fer humanisé. Que sur le visage l'on m'avait scellé et que je ne pourrais plus jamais...enlever.


[Amoureusement vôtre, Jimmy Pigleth's]

# Posté le samedi 24 mai 2008 15:36

Modifié le lundi 26 mai 2008 10:10

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